Carnet de route

 

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Carnet de route


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Notre Séjour à la Finca Sarita

Une fois arrivée à Calceta nous avons demandé notre route pour joindre la « Comunidad de Sarampion ». Apparemment il nous faudrait prendre un camion au coin de la rue, là-bas.

Nous nous y rendons, nous n’y trouvons pas un camion mais un bus bondé se rendant sur la route de Sarampion, c’est parti ! Au bout de 40 min, le bus s’arrête et le chauffeur nous dit : « C’est ici pour Sarampion ! » Nous descendons et nous nous apercevons que nous sommes en pleine campagne, devant comme derrière il n’y a pas une âme qui vive… «  Heu… on va où maintenant ??? »

 

 

Par chance, à ce moment passe une camionnette à qui nous demandons la route pour la Finca Sarita, il connait et nous indique le chemin à suivre. Ouf !

Nous arrivons à la ferme, nous la découvrons boueuse, c’est la saison des pluies et le rio vient de traverser la ferme il y a quelque jours !!!… Les enfants jouent dans la boue, « c’est rigolo ça glisse ! ». Servio n’est pas encore là, il rentrera dans quelques heures. Nous attendons donc patiemment en faisant connaissance avec les enfants, avec Mme Mercedes chargée de la maison et des enfants, avec les moutons, les poules et bien sur les moustiques !!!

Lorsque Servio arrive nous discutons de ses besoins vis-à-vis de la ferme et nous les confrontons  à nos attentes. Nous sommes d’accord pour réaliser un filtre de phyto-épuration des eaux de la douche, ainsi qu’un four solaire et bien sur aider aux travaux de la ferme.

Le climat est dira t-on très pluvieux, de grosses averses durent toute la matinée ou l’après-midi et qui engendrent très souvent des coupures d’électricité. Les enfants sont en vacances et participent activement aux tâches de la ferme. Les rôles sont bien définis entre hommes et femmes, ce qui est parfois un peu dur pour nous (…enfin surtout pour Cécile).

 

 

Notre quotidien à la ferme prend forme, nous nous levons vers 6h30 du matin, commençons par nourrir les animaux (deux cochons, 15 poules, des poissons, des cochons d’indes).

 

En suite nous ramassons des fruits pour le petit déjeuner. Nous petit déjeunons une grosse salade de fruit avec des galettes de maïs ou de banane plantain ou de yucca accompagné par une infusion de plantes et de fleurs.

 

Et ensuite au travail, nous effectuons le filtre de phyto-épuration, donnons un coup de main pour planter des arbres, débroussailler… A cette époque de l’année, il n’y a pas de potager à cause des pluies trop fréquentes. Nous aidons aussi de temps en temps à la cuisine. Le déjeuner est souvent voir toujours composé de riz et d’haricots noirs. Il y a de la viande environ une fois par semaine lorsque le poulet est tué. Nous avons appris à le tuer, enfin surtout Damien, Cécile c’est chargée de le déplumer, de le laver et de le couper.

 

Durant notre séjour à la ferme, nous avons aussi récolté et transformer du chocolat ainsi que du café. Nous avons récolté du maïs, du riz et des cacahouètes.

 

 

Nous avons aussi aidé à la cuisine, ce qui nous a permis de connaître les recettes des plats locaux comme le « Viche » : soupe de cacahouète et de banane plantain. Cécile a aussi eu le plaisir de faire du boudin noir, Mmm découper les trippes pleines de sang, les vider, les laver et les garnir fut un vrai plaisir surtout qu’elle n’aime pas ça. Mais chaque expérience est bonne à prendre, n’est-ce pas ?

Nous avons profité des averses pour construire le four solaire que nous avons établi sur un système rotatif, nous vous invitons à regarder son article : Four Solaire 2.

Nous vous invitons à lire l’article sur la Finca Sarita et sur le filtre de phyto-épuration.

 
La côte équatorienne

Nous avons passé quelques jours sur la côte équatorienne avant d’aller rendre visite à la Finca Sarita.

 

La côte est vraiment différente de l’intérieur du pays, déjà par le relief mais à tous les niveaux. Climat, nourriture, facies des personnes et ambiance générale.

 

Il fait chaud très chaud sur la côte, heureusement que l’Océan est là pour nous rafraichir de temps en temps (ben, oui parce que des fois l’eau est tellement chaude !). Au bout d’un mois dans les montagnes on avait fini par oublier les moustiques, eux ils ne nous ont pas oubliés et s’en sont donné à cœur joie de nous faire signaler leurs présences.

 

 

 

On nous avait dit que la nourriture de la côte était la meilleur du pays, et bien oui ! En tout cas près des plages, la nourriture est vraiment très bonne. On a profité à fond du poisson cuisiné de plein de façons différentes. On a fait plus ample connaissance avec madame Banane Plantain ou « Verde », qui est présente à tous les repas, même au petit déjeuner. Elle est le plus souvent frite, écrasée au marteau=patacones, en chips=chifles et en galettes =galletitas.

 

 

On a remarqué que l’ambiance générale sur la côte est vraiment très tranquille, peut être l’effet de l’Océan. Il y a toujours des hamacs partout le plus souvent placés à l’ombre et dans l’endroit stratégique où passe une petite brise. Et peu importe l’endroit où vous passez, dans un bus, la rue, un resto, la plage, un commerce quelconque vous serez bercé ou plutôt immergé, noyé par un flux de musique équatorienne (reggae, salsa, folklore, etc…) le volume à fond la caisse. Bon nous on s’y est fait, on a même acheté des compils pour nous rappeler tout ça lors de notre retour en France.

 

 

Après une petite semaine de plage, après avoir fait le plein de soleil et de vagues, on prend la route pour les terres : Calceta. La Finca sarita se trouve à 12Km de cette ville en s’enfonçant dans la campagne.

 

Arrivés à Calceta, on se retrouve dans un de ces lieux que l’on a déjà rencontré lors du voyage, une ville sur tous points non touristique : des carrosseries, magasins de bricolage et vente de produit d’agriculture dans tout les sens, en nombre ils sont concurrencés par les centres d’appels et tous les petits restaus d’où sortent des bonnes

odeurs de fritures. Bref, un bon bordel (passez nous l’expression) que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Les gens nous demandent ce que l’on vient faire dans le coin, ils sont curieux de nous, rares sont les touristes qui s’aventurent à Calceta.

 
Clonage des CB

5 Mars

 

De retour à Quito après le départ des parents de Cécile nous avions décidé de rendre visite à un de ces amis (Filou) qui y vit. Deux à trois jours pas plus, après nous avions de la route qui nous attendait car nous devions être au Costa Rica mi-avril pour notre dernier volontariat d’environ deux mois.

Jamais on n’aurait cru rester aussi longtemps à Quito !

Et oui, qu’elle surprise lorsqu’un matin on décide de vérifier nos comptes par Internet pour voir où l’on en était niveau financier.

Damien s’aperçoit qu’il a bien dépensé ce mois ci, bizarre !! Mais après quelques minutes de vérification il est évident qu’il y a un problème. Tout les paiements et retraits inscrit n’ont pas été effectué de sa part, surtout qu’ils sont tous effectués depuis le Pérou alors que cela fait un mois que l’on est en Equateur.

RHHHAAAA !!!! Restons zen, bilan des choses, une bonne somme d’argent retiré à son insu et pour Cécile des transactions bizarres, des retraits et des virements dans tout les sens.

La petite amie de Filou, nous dit alors « - Vous vous êtes fait cloner nos cartes au Pérou ».

-Quoi ?, cloné qui et comment ? »

Donc, on a employé les grands moyens, on a annulé nos deux cartes bleues, les deux en même temps !!

Comme on dit, jamais on aurait cru en se levant se matin là que l’on allait changé totalement la face de notre voyage en un instant, les trois mois qui restent !!!! Winner, le plus gros changement plan de l’année.

Maintenant, impossible d’être au Costa Rica pour début Avril, sachant qu’il faut trois semaines au moins pour refaire une carte et ensuite le temps pour la faire envoyer. Et cela voudrait dire que l’on devrait traverser la Colombie en une semaine après avoir obtenue la nouvelle carte bleue, puis courir pour rejoindre le Costa Rica. NON, ça ce n’est pas nous, c’est définitivement mort, on n’ira pas en Amérique Central ni peut être même pas en Colombie.

Donc, nous voila partie pour au moins trois semaines à Quito !!

 

Au programme :

Refaire une carte bleue,

Trouver un autre volontariat,

Rattraper le retard sur la rédaction des articles,

Se faire à manger soi même (Bonheur !!).

 

 

 

Bilan, on sera resté trois semaines et demie sur Quito, le temps nécessaire pour refaire et envoyer une carte bleue. Puis on a eu de la chance car Filou travaille pour un organisme « Probio », cet organisme travaille avec plusieurs agriculteurs de la région et du pays et ensemble ils essayent de s’organiser pour mettre en place une certification participative en Bio. Bref, il nous dit qu’il y plein de monde à rencontrer et qu’il y aurait peut être quelque chose pour nous.

Effectivement, c’est au cours d’une de leur réunion à la quelle nous avions assisté que nous avons rencontré des membres de La Red de Guardianes de Semillas.

 

Nous avons donc été visiter cette association dont le siège est proche de Quito, ils nous ont présentés ce qu’ils faisaient ainsi que leurs différents partenaires où nous pourrions effectuer une mission.

Après, avoir étudié les différentes possibilités, nous avions décidé d’aller rendre visite à la Finca Sarita sur la côte Equatorienne qui fait partie de la Red de Semillas, en plus cela nous donnait l’opportunité de visiter les plages Equatorienne.

 

Voila, après trois semaines et demie d’arrêt à Quito, on a pris un bus de nuit en direction de la côte Equatorienne pour un plan de volontariat plus ou moins certain.

Mais on part au moins avec une carte bleu et on aura rattrapé notre retard sur le site Internet, goutté de nouveau à une vie sédentaire (le canapé c’est Ouf), profité de la vie de Quito avec Filou, et surtout on aura eu une cuisine pour nous tout seul avec un frigo pour nous tout seul, hehehe on vous assure que l’on en a bien profité de cette cuisine.

 

 
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